SPISCIENCE

Bibliographie


SCIENCE

Théorie quantique

Relativité

Relativité complexe

L'électron

Réincarnation

Univers holographique

Univers superlumineux

Champs morphiques


ESPRIT

Chronoviseur

Mémoire

Communications



Lien recommandé
Site de
Dominic Leclerc
Univers-Esprit
EMail

PENSÉE

I: Nature de la pensée

États de conscience

Formes de pensées

II: Programmations

III: Énergie de mots

IV: Subconscient

V: Effets de la pensée

VI: Imagination

VII: Autosuggestion

VIII: Évolution

IX: Concentration

X: Énergie & Pensée

Tout est relatif et cela seul est absolu.
Auguste Comte

Tout ce que nous voyons n'est qu"une ombre projetée par les choses que nous ne voyons pas.
Martin Luther King

Autant que savoir, douter me plaît.
Dante

La musique vaut toutes les philosophies du monde.
Ludwig Van Beethoven

Petit est le nombre de ceux qui regardent avec leurs propres yeux et qui éprouvent avec leur propre sensibilité.
Albert Einstein

SCIENCE ==> RELATIVITÉ COMPLEXE DE JEAN-ÉTIENNE CHARON


Avec la théorie de la relativité restreinte (1905), le cadre de représentation de notre Univers était le continuum «espace-temps», dans lequel les mesures du temps n'étaient plus dissociables de celles de l'espace: la distance entre deux points dépendait de notre vitesse par rapport à ces deux points. Avec la relativité générale (1915), Einstein montrait que les unités de mesure du temps et de l'espace dépendaient du contenu physique du lieu où se déroulaient ces mesures. Puis vinrent les espaces-temps à plus de quatre dimensions: les Supercordes de John Schwarz avec dix dimensions, la Supergravité de Abdus Salam avec onze dimensions, et les théories des bosons-vecteurs (1985) avec une posssibilité d'une infinité de dimensions.

Alors que la relativité d'Einstein représente l'univers comme un espace-temps à quatre dimensions: trois dimensions d'espace et une dimension de temps, que l'on peut choisir, soit purement réelles (espace), soit purement imaginaires (temps), ou vice-versa; dans la relativité complexe, ces quatre dimensions sont «complexes» au sens mathématique du terme, c'est-à-dire à la fois réelles et imaginaires. Mais avant d'approfondir la structure de l'Univers, nous devons préciser les notions de matière dans le cadre de relativité complexe.

1. Le concept «matière» dans la relativité complexe

Parallèlement à l'évolution de nos connaissances sur l'Univers, la représentation de la structure de la matière a subi de profondes mutations depuis la boule électrique de l'électromagnétisme et de la relativité, ayant la propriété de courber l'espace autour d'elle, jusqu'aux quarks entrant dans la composition des hadrons collés ensemble par un champ bosonique de gluons, en passant par l'onde psi asssociée aux particules de la mécanique quantique. Dans la relativité complexes, on retrouve les modèles particulaires de la physique (leptons chargés, hadrons, neutrinos et photons) ainsi que de leurs relations avec la représentation des quarks, mais chaque particule est «duale»en ce sens qu'elle comporte une partie dans le monde réel et une autre partie dans le monde imaginaire.

Teilhard de Chardin, paléontologiste, a été conduit, dans son livre sur le «Phénomène humain», «à conjecturer dans tout corpuscule de matière l'existence rudimentaire (à l'état d'infiniment petit, c'est-à-dire d'infiniment diffus) de quelque psyché», psyché qu'il nomma le Dedans des choses. Pour lui, la matière décrite par la physique du milieu du vingtième siècle n'est que le Dehors des choses. Le Dedans des choses se situe au niveau particulaire et serait selon lui le seul moteur capable d'édifier les premières structures vivantes; c'est ce qui fait la différence entre l'atome de carbone d'une mine de crayon et l'atome de carbone d'une molécule de cellule vivante : franchissement du seuil du vivant. Par la suite, il y a entre les cellules vivantes de l'animal ou du végétal et celles de l'homme le franchissement d'un nouveau seuil du vivant, celui de l'avènement de la pensée et de la conscience. Par la suite, il y aurait un phénomène pensant toujours en progrès vers une sorte de psychisme total que Teilhard de Chardin nomme «Noosphère» (sphère de la pensée) avec convergence à l'échelle de l'Univers entier vers un certain point «oméga» (Dieu). Thalès, il y a plus de vingt siècles, affirmait que «toutes les choses sont pleines de dieux». René Descartes, bien avant Teilhard de Chardin, avait déjà différencié la matière inerte de la matière vivante : la matière inerte peut mémoriser les faits du passé; la matière vivante peut en plus «savoir qu'elle sait», juger de ce qui a été mémorisé et décider de son comportement futur.
Voyons maintenant les notions importantes qu'apporte la relativité complexe à notre connaissance de la matière:

1.1) Dans le cadre de la relativité complexe, les particules de matière se placent dans un référentiel agrandi : Réel (à structure entropique) + Imaginaire (à structure néguentropique).

1.2) Chaque particule élémentaire possède une structure dans les deux référentiels : elle est étendue dans l'Imaginaire et ponctuelle dans le Réel. Le Réel est constitué de formes géométriques en transformation; toute l'impulsion-énergie de l'Univers est contenue et représentée dans l'Imaginaire. En d'autres termes, l'impulsion-énergie est un attribut physique de l'Imaginaire et la Forme est un attribut géométrique du Réel

1.3) Les particules élémentaires de matière se divisent en deux sortes et en deux sortes seulement : les ÉONS (dans la Gnose du Ier siècle, on nommait "Éon" les particules censées posséder l'Esprit) qui désignent les particules électriquement chargées (leptons chargés et quarks) et les PRÉONS qui désignent les particules électriquement neutres (neutrinos et photons d'une part, gluons et gavitons d'autre part.

1.4) Le formalisme de la relativité complexe montre qu'il existe plusieurs masses possibles pour chaque catégorie de particules, masses qui sont fournies par des règles de quantification.

particules

1.5) La relativité complexe prouve l'existence d'un champ électromagnétique «de fusion» enfermé dans la partie Imaginaire des Éons : c'est le champ sigma. Le champ sigma fonctionne comme une véritable mémoire intégrant dans sa structure les conditions initiales et les conditions nouvelles, qui viennent s'ajouter et non se substituer aux anciennes; il s'agit donc d'une véritable mémoire cumulative. Il peut être aussi être considéré comme une mémoire prévisionnelle du futur. La structure néguentropique de l'Imaginaire permet de générer des informations nouvelles, donc de nouveaux comportements particulaires. La théorie quantique montre que l'onde psi est porteuse d'un ensemble infini de comportements possibles. Le champ sigma effectue avec l'onde psi un couplage entre les Formes du monde extérieur à la particule et le monde personnel de ladite particule, ce qui entraîne en quelque sorte deux types de mémoire pour les particules élémentaires: une mémoire collective et une mémoire personnelle. En d'autres termes, le comportement particulaire est la résultante d'un comportement COLLECTIF et d'un comportement INDIVIDUEL. L'ensemble des événements et des comportements est soumis à une pulsion pour suivre le bon ordre universel.

1.6) Pour Charon, la partie de la particule où se situe la mémoire est le «Mental» et la partie qui rattache la particule individuelle à l'Univers entier est l'Esprit. Les Éons ont à la fois le Mental et l'Esprit, alors que les Préons ne disposent que de l'Esprit. C'est pour cette raison que la matière vivante possède un double regard: celui de l'Esprit qui la rend solidaire du Tout et celui du Mental qui lui permet de «lire» sa propre mémoire.

Le monde est créé par la parole de Dieu de telle sorte qu'il nous apparaisse fait de choses qui ne nous apparaissent point.
Saint Augustin

1.7) Dans le cadre de la relativité complexe, l'électron constituerait un univers-trou, le pendant à l'échelle atomique des univers-trous gravitationnels. L'électron serait entièrement logé dans l'univers invisible et n'aurait qu'un point de contact avec l'univers observable. C'est ce point précisément qui expliquerait que l'électron possèderait un volume nul tout en ayant une masse non nulle. L'électron naît de la rencontre de deux photons de lumière et utilise l'énergie de ces photons pour se créer. Ces photons constituent le gaz-lumière dans l'électron et ils ne peuvent s'échapper, car l'électron, sorte de trou noir à l'échelle atomique, est un espace refermé sur lui-même d'où rien ne peut s'échapper. Cette intéressante remarque s'applique à tous les Éons.

1.8) Les Éons font l'acquisition de connaissance par l'intermédiaire de la loi de la néguentropie non décroissante à l'intérieur de l'Univers Imaginaire. Le savoir des Éons est cumulatif au cours du temps. Au coeur des Éons, c'est la lumière qui est porteuse de l'Esprit; on parle dans ce cas de «lumière nouménale» pour la distinguer de la «lumière phénoménale» que nous trouvons dans l'univers observable. Si la lumière phénoménale suit les lois des contraintes entropiques, la lumière nouménale, en suivant les lois de la néguentropie non décroissante,  est capable de mémoriser les informations et d'organiser tous les éléments pour créer de nouvelles informations: c'est l'une des quatre propriétés des Éons « La Réflexion», propriété qui se déroule à l'intérieur du micro-univers éonique.  Les trois autres propriétés psychiques constituent des échanges d'informations entre un Éon donné et son univers extérieur:

La Connaissance est l'échange d'informations entre un micro-univers éonique et l'univers observable qu'il côtoie.

L'Amour est l'échange d'informations entre deux micro-univers éoniques. C'est donc un échange direct de conscience à conscience.

L'Acte est la propriété réflexe de la connaissance; c'est une information donnée par le micro-univers éonique au monde extérieur et qui pourra par exemple réaliser certaines synthèses chimiques.

1.9) Charon démontre que les Éons sont porteurs de l'Esprit et qu'en ce sens, ils deviennent le connaissant de l'Être; il introduit ainsi un nouveau concept en science, celui de la psychomatière: comme la matière est constituée d'atomes (eux mêmes formés d'un noyau et d'électrons), elle contient dans l'univers invisible un «côté psychique» et c'est pour cette raison que nous devrions voir en ce début du troisième millénaire une évolution des concepts dans ce domaine, nous voulons parler du passage de la matière à la «psychomatière» et de l'avènement de la «psychophysique». Qu'on est loin alors des conceptions objectives sur l'Univers! Ce qui est remarquable dans cette nouvelle physique, c'est de voir sa convergence avec les grands courants philosophiques comme celui du bouddhisme.

1.10) Une particule de matière ayant une mémoire A se transforme en une autre particule ayant une mémoire A par le processus de la «reproduction». Un autre processsus particulaire important en relativité complexe est celui de l'«union»: deux particules A et B unissent les contenus de leurs mémoires respectives, de telle sorte qu'après l'union la mémoire de A contient ses propres souvenirs et ceux de la particule B; il en est de même de la particule B. Par la suite, les deux particules A et B ont des comportements similaires lorsqu'on les place dans une situation identique dans le monde extérieur. Cela rappelle les parrticules corrélées en mécanique quantique.



2. La représentation de l'Univers dans la relativité complexe

Charon énonce plusieurs principes importants:

2.1) L'Univers est fonction du «facteur entropique». C'est l'entropie (grandeur caractérisant le désordre) qui différencie la matière vivante de la matière inerte. Selon le deuxième principe de la thermodynamique, l'entropie de la matière inerte ne peut pas diminuer; cela traduit le fait qu'on ne peut pas retourner le sens de l'écoulement du temps. Avec la matière vivante, l'entropie ne peut pas augmenter: entropie négative (la néguentropie).

2.2) L'Univers «n'est pas»: il est ce que je pense de lui. Il s'agit d'un principe qui fut énoncé par le philosophe-abbé Berkeley.


2.3) Le théâtre de l'Univers est le théâtre de l'Esprit. Selon Henry Skolimowski, professeur de philosophie à l'université d'Ann Arbor dans le Michigan, «l'univers que nous percevons, qu'on soit végétal, animal ou humain, dépend de notre système sensoriel». Nous vivons donc dans un Univers qui est celui de nos sens, donc le thâtre de notre esprit.

2.4) Entre les deux modes de pensée traditionnels (raison et intuition), Charon propose la pensée paradoxale qu'il puise dans la philosophie de Toshihito Izutsu :

«Une fleur est une fleur, mais cependant elle n'est pas une fleur; une fleur est même le contraire d'une fleur; et d'ailleurs, une fleur, tout en étant une fleur, et aussi le contraire d'une fleur, n'est à vrai dire dire rien

Cette forme de pensée consiste à définir dès le départ l'existence d'une chose, comme étant à la fois elle-même et tout le reste de l'Univers, et en particulier son contraire. Selon Gödel, la raison est contradictoire, dès qu'on pousse ses raisonnements un peu loin.

2.5) S'inspirant des travaux de Teilhard de Chardin, Jean-Étienne Charon décrit la totalité de l'Univers comme comprenant un dehors observable et un dedans invisible. L'idée de base de la Relativité Complexe est de représenter l'univers comme étant formé de deux univers:

Un univers Réel qui est observable (O) , ayant une entropie non décroissante et une flèche du temps positive (les effets suivent les causes).
Un univers Imaginaire qui est invisible (I), ayant une néguentropie non décroissante et une flèche du temps inversée (les causes suivent les effets).



Si l'on représente cette structure par un diagramme de Venn, l'intersection des deux ensembles figurant les univers observable (O) et invisible (I) est vide et la réunion de ces deux ensembles donnerait le Tout Universel (U).

C'est pour cette raison que l'on peut considérer la relativité complexe comme un pas vers la «Super-unification» en physique.

À chaque point P du Réel est associé dans l'Imaginaire un micro-univers fermé en pulsation.
Le Réel est un Univers fermé en pulsation.


2.6) L'Univers, constitué de psychomatière, est entièrement vivant. Il est en quelque sorte une sorte d'être possédant sa propre mémoire, une mémoire collective au sens de Jung, qui est l'ensemble des comportements et dépend par conséquent de la mémoire personnelle de toutes les particules le constituant.

2.7) Au début l'Univers était lumière, à la fin il sera également mémoire de tout ce qui s'est passé dans l'Univers de l'origine à la fin des temps. Durant l'écoulement du temps dans le réel, la matière du dehors n'aura existé qu'à cause de l'activité spirituelle du dedans, et l'espace einsteinien n'aurait pas existé sans la dimension de l'Imaginaire. Le dedans de l'espace-temps inversé, le micro-trou noir, est l'Esprit, le seul véritable être pensant de l'Univers. Comme l'a déjà affirmé Teilhard de Chardin au milieu du vingtième siècle, il est l'alpha et l'oméga de l'aventure cosmologique.

2.8) La Relativité générale nous apprend que l'espace se courbe autour d'une étoile et que sa courbure augmente au fur et à mesure que l'étoile diminue de rayon. Quand la contraction de l'étoile devient assez forte, l'étoile «crève» en disparaissant de l'autre côté de l'espace pour devenir un «trou noir». La Relativité complexe montre que ce «trou noir» est rempli d'un gaz de lumière à très haute température, un gaz de photons.

2.9) L'Histoire de notre Univers est en fait l'aventure spirituelle des Éons, particules porteuses de l'Esprit. Ce que l'homme nomme son Esprit n'est en fait que l'Esprit des Éons qui constituent son corps; son âme est son Conscient, c'est-à-dire la mémoire acquise par les Éons de son corps. Notre Esprit est toujours au présent : le passé et le futur n'existent pas dans l'absolu, ils ne sont que ce qu'on imagine d'eux au moment présent. Il y a plusieurs siècles, on pensait que le monde avait 6 000 ans comme l'affirmaient les Écritures; à la fin du dix neuvième siècle, on parlait de quelques millions d'années; à la fin du vingtième siècle, on parlait de quelques quinze milliards d'années. Qu'allons-nous penser au début du quatrième millénaire?

2.10) Dans le cadre de la relativité complexe, Dieu est «l'Esprit du monde, celui ou ceux qui participent au destin de ce qui se trouve dans l'Univers». La raison se heurte à la tautologie du Dieu créateur, qui ne peut pas avoir créé le Tout, puisque le Tout comprend le créateur lui-même. Selon Charon, pour échapper à un tel dilemme «on va devoir affirmer que Dieu n'a pu créer que le Néant… et être lui-même Néant». Devant l'intuition, Dieu ne peut pas se contenter d'être le Néant, c'est-à-dire le zéro de l'énergie, il est en fait le «séparateur» entre «ce qui est» (énergie non nulle, positive ou négative) et le Néant (zéro de l'énergie). Selon Charon «Dieu est le Néant se distinguant de 'ce qui est', c'est-à-dire du Verbe; mais ce Verbe se partage en énergies positive et négative en quantités égales, de telle sorte que le Verbe total est équivalent au Néant».


Conclusion

L'intérêt de la relativité complexe de Charon est d'avoir élargi les frontières de la relativité einsteinienne avec sa limite de la vitesse de la lumière et son manque de concordance avec la mécanique quantique, pensons à ce propos au célèbre paradoxe E.P.R. ( Einstein, Podolski et Rosen).

La relativité complexe reprend les trois dimensions de la relativité einsteinienne en y adjoignant deux regards celui du Réel et celui de l'Imaginaire, et elle permet de mettre à jour la si célèbre variable cachée qui avait tant intrigué Einstein, Podolski et Rosen, cette variable qui établit en quelque sorte un pont entre l'Esprit et la matière : la mémoire de la matière que Teilhard de Chardin avait déjà mentionnée dans son livre sur le «phénomène humain» au milieu du vingtième siècle. Toute matière, qu'elle soit inerte ou vivante, possède une mémoire qui la relie au cosmos tout entier, c'est le regard de l'Esprit; la matière vivante renferme en plus au niveau particulaire une mémoire individuelle qui constitue son Mental. Non seulement les particules de nos cellules, savent mais en plus elles savent qu'elles savent, c'est la supériorité de la conscience, constituant pour Teilhard de Chardin la limite entre l'inerte et le vivant.

Pour Charon, il existe seulement deux sortes de particules : les Éons de la matière vivante et les Préons de la matière inerte. Que de fois n'ai-je pas posé à mes élèves la question «Y-a-t-il une différence entre l'atome de carbone de la mine de votre crayon et l'atome des carbones des cellules de votre corps?» ! La science du 20e siècle différencie les atomes de carbone du graphite et du diamant par leurs propriétés physiques, et démontrent aussi qu'ils ont les mêmes propriétés chimiques (la même nature chimique) à cause de la similitude de leurs configurations électroniques, configuration que l'on retrouve encore quand les atomes de carbone s'unissent à d'autres atomes pour former les molécules de nos cellules. C'est la science du 21e siècle, qui, dans le sillage de la relativité complexe de Charon, devrait expliquer les différences particulaires du carbone de la matière inerte et celui de la matière vivante.

Dans le contexte de l'infiniment grand comme dans celui de l'infiniment petit, la science du 21e siècle nous rapprochera de Dieu, puisqu'elle devrait contribuer à changer fondamentalement nos formes de pensée. La science du 20e siècle était celle de la pensée rationnelle gouvernée par le «principe du tiers exclu» et ce depuis Aristote : si une chose est A, elle ne peut pas être différente de A; en d'autres termes, une chose est A ou différente de A, il n'y a pas de troisième possibilité. La relativité complexe utilise le double regard, celui de la raison gouvernée par le «principe du tiers exclu» et celui de l'intuition qui permet d'approcher la totalité de l'Univers. L'intuition est le domaine de la pensée paradoxale qui transcende le «principe du tiers exclu» synonyme d'apparente «incomplétude», alors que la pensée paradoxale affirme «l'existence du tiers exclu» comme le montre si bien le théorème de Gödel : «Une chose est à la fois cette chose et son contraire, et plus généralement elle est à la fois ce qu'elle est et tout sauf ce qu'elle est.».

Charon laisse à l'humanité une théorie qui en plus de faire progresser la science avec une double vue, celle de l'âme et celle de l'Esprit, permettra aux hommes de se rapprocher de Dieu et de mieux le connaître, en échappant à la tautologie du Dieu Créateur, qui se créé lui-même.

Dieu, créateur de l'Univers, ne peut avoir pour nature que le Néant avec son énergie nulle. L'acte créateur est la transformation de cette énergie nulle en énergies positive et négative. Présentée sous cet angle, la loi de l'acte créateur rejoint le principe de la conservation de l'énergie avec cependant un bémol interrogateur. Selon le premier principe de la thermodynamique, l'énergie ne se créé pas, tous les phénomènes existant proviennent de la transformation d'énergie, tout en conservant l'énergie totale. Le Néant, dont nous avons parlé, n'aurait-il ni commencement, ni fin?


Il y a aussi cet autre aspect de la relativité complexe qui nous montre que toutes les particules sont «paradoxales», car elles ont à la fois «l'Un» (elles sont définies comme un micro-univers séparé de tous les autres : le micro-Univers Imaginaire) et «le Tout» (car elles sont solidaires de tout notre Univers. Cette solidarité signifie que chacune des particules possède l'Esprit, donc une «conscience» de l'Univers. L'Univers, peuplé des Éons de la matière vivante et des Préons de la matière inerte, est entièrement spirituel, c'est-à-dire doté de l'Esprit. En plus de l'Esprit, les Éons possèdent une mémoire individuelle qui les rend conscients de leur savoir. Plus le caractère « éonique» de la matière s'accroît et plus sa conscience augmente. C'est cette conscience qui finalement pourrait bien apprendre à l'homme qu'il ne faut pas chercher Dieu en dehors de lui-même.

Références: La relativité complexe de Jean-Étiene Charon.
Le monde éternel des éons de Jean-Étiene Charon.
Les lumières de l'invisible de Jean-Étiene Charon.
Sur la barque du temps de Jean-Étiene Charon.

René-Yves Hervé
ACCUEIL AVAN SPIRITUALITÉ SPISCIENCE DIDACTIQUE COURS HOMMAGES