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Avec la théorie de la relativité restreinte (1905),
le cadre de représentation de notre Univers était le continuum
«espace-temps», dans lequel les mesures du temps n'étaient
plus dissociables de celles de l'espace: la distance entre deux points dépendait
de notre vitesse par rapport à ces deux points. Avec la relativité
générale (1915), Einstein montrait que les unités de
mesure du temps et de l'espace dépendaient du contenu physique du lieu
où se déroulaient ces mesures. Puis vinrent les espaces-temps
à plus de quatre dimensions: les Supercordes de John Schwarz avec
dix dimensions, la Supergravité de Abdus Salam avec onze dimensions,
et les théories des bosons-vecteurs (1985) avec une posssibilité
d'une infinité de dimensions.
Alors que la relativité d'Einstein représente l'univers comme
un espace-temps à quatre dimensions: trois dimensions d'espace et une
dimension de temps, que l'on peut choisir, soit purement réelles (espace),
soit purement imaginaires (temps), ou vice-versa; dans la relativité
complexe, ces quatre dimensions sont «complexes» au sens mathématique
du terme, c'est-à-dire à la fois réelles et imaginaires.
Mais avant d'approfondir la structure de l'Univers, nous devons préciser
les notions de matière dans le cadre de relativité complexe.
1. Le concept «matière» dans la relativité complexe
Parallèlement à l'évolution de nos connaissances sur l'Univers,
la représentation de la structure de la matière a subi de profondes mutations
depuis la boule électrique de l'électromagnétisme et de la relativité, ayant
la propriété de courber l'espace autour d'elle, jusqu'aux quarks entrant dans
la composition des hadrons collés ensemble par un champ bosonique de
gluons, en passant par l'onde psi asssociée aux particules de la mécanique
quantique. Dans la relativité complexes, on retrouve les modèles
particulaires de la physique (leptons chargés, hadrons, neutrinos et
photons) ainsi que de leurs relations avec la représentation des quarks,
mais chaque particule est «duale»en ce sens qu'elle comporte une
partie dans le monde réel et une autre partie dans le monde imaginaire.
Teilhard de Chardin, paléontologiste, a été conduit, dans son livre sur
le «Phénomène humain», «à conjecturer dans tout corpuscule de matière l'existence
rudimentaire (à l'état d'infiniment petit, c'est-à-dire d'infiniment diffus)
de quelque psyché», psyché qu'il nomma le Dedans des choses. Pour lui,
la matière décrite par la physique du milieu du vingtième siècle n'est que
le Dehors des choses. Le Dedans des choses se situe au niveau particulaire
et serait selon lui le seul moteur capable d'édifier les premières structures
vivantes; c'est ce qui fait la différence entre l'atome de carbone d'une mine
de crayon et l'atome de carbone d'une molécule de cellule vivante : franchissement
du seuil du vivant. Par la suite, il y a entre les cellules vivantes de
l'animal ou du végétal et celles de l'homme le franchissement d'un nouveau seuil
du vivant, celui de l'avènement de la pensée et de la conscience. Par
la suite, il y aurait un phénomène pensant toujours en progrès vers une sorte
de psychisme total que Teilhard de Chardin nomme «Noosphère» (sphère de la
pensée) avec convergence à l'échelle de l'Univers entier vers un certain point
«oméga» (Dieu). Thalès, il y a plus de vingt siècles, affirmait que «toutes
les choses sont pleines de dieux». René Descartes, bien avant Teilhard
de Chardin, avait déjà différencié la matière inerte de la matière vivante :
la matière inerte peut mémoriser les faits du passé; la matière vivante peut
en plus «savoir qu'elle sait», juger de ce qui a été mémorisé et décider
de son comportement futur.
Voyons maintenant les notions importantes qu'apporte la relativité complexe
à notre connaissance de la matière:
1.1) Dans le cadre de la relativité complexe, les particules de matière se placent
dans un référentiel agrandi : Réel (à structure entropique) + Imaginaire (à
structure néguentropique).
1.2) Chaque particule élémentaire possède une structure dans les deux référentiels
: elle est étendue dans l'Imaginaire et ponctuelle
dans le Réel. Le Réel est constitué de formes géométriques en transformation;
toute l'impulsion-énergie de l'Univers est contenue et représentée dans l'Imaginaire.
En d'autres termes, l'impulsion-énergie est un attribut physique de l'Imaginaire
et la Forme est un attribut géométrique du Réel
1.3) Les particules élémentaires de matière se divisent en deux sortes et
en deux sortes seulement : les ÉONS (dans
la Gnose du Ier siècle, on nommait "Éon" les particules censées posséder
l'Esprit) qui désignent les particules électriquement
chargées (leptons chargés et quarks) et les PRÉONS
qui désignent les particules électriquement neutres (neutrinos et photons
d'une part, gluons et gavitons d'autre part.
1.4) Le formalisme de la relativité complexe montre qu'il existe plusieurs
masses possibles pour chaque catégorie de particules, masses qui
sont fournies par des règles de quantification.

1.5) La relativité complexe prouve l'existence d'un champ électromagnétique
«de fusion» enfermé dans la partie Imaginaire des Éons
: c'est le champ
sigma. Le champ sigma fonctionne comme une véritable mémoire intégrant
dans sa structure les conditions initiales et les conditions nouvelles, qui
viennent s'ajouter et non se substituer aux anciennes; il s'agit donc d'une
véritable mémoire cumulative. Il peut
être aussi être considéré comme une mémoire prévisionnelle du futur. La structure
néguentropique de l'Imaginaire permet de générer des informations nouvelles,
donc de nouveaux comportements particulaires. La théorie quantique montre
que l'onde psi est porteuse d'un ensemble
infini de comportements possibles. Le champ sigma effectue avec l'onde psi
un couplage entre les Formes du monde extérieur à la particule et le monde
personnel de ladite particule, ce qui entraîne en quelque sorte deux types
de mémoire pour les particules élémentaires: une mémoire collective et une
mémoire personnelle. En d'autres termes, le comportement
particulaire est la résultante d'un comportement COLLECTIF et d'un comportement
INDIVIDUEL. L'ensemble des événements et des comportements est
soumis à une pulsion pour suivre le bon ordre universel.
1.6) Pour Charon, la partie de la particule où se situe la mémoire est le
«Mental» et la partie qui rattache la
particule individuelle à l'Univers entier est l'Esprit.
Les Éons ont à la fois le Mental et l'Esprit, alors que les Préons ne disposent
que de l'Esprit. C'est pour cette raison que la matière vivante possède
un double regard: celui de l'Esprit qui la rend solidaire du Tout et celui
du Mental qui lui permet de «lire» sa propre mémoire.
Le monde est créé par la parole de Dieu de telle sorte qu'il nous apparaisse fait de choses qui ne nous apparaissent point. Saint Augustin
1.7) Dans le cadre de la relativité complexe, l'électron
constituerait un univers-trou, le pendant à l'échelle
atomique des univers-trous gravitationnels. L'électron serait entièrement
logé dans l'univers invisible et n'aurait qu'un point de contact avec
l'univers observable. C'est ce point précisément qui expliquerait
que l'électron possèderait un volume
nul tout en ayant une masse non nulle. L'électron naît
de la rencontre de deux photons de lumière et utilise l'énergie
de ces photons pour se créer. Ces photons constituent le gaz-lumière
dans l'électron et ils ne peuvent s'échapper, car l'électron,
sorte de trou noir à l'échelle atomique, est un espace refermé
sur lui-même d'où rien ne peut s'échapper. Cette intéressante
remarque s'applique à tous les Éons.
1.8) Les Éons font l'acquisition de connaissance par l'intermédiaire
de la loi de la néguentropie non décroissante
à l'intérieur de l'Univers Imaginaire. Le savoir des Éons
est cumulatif au cours du temps. Au coeur des Éons, c'est la lumière
qui est porteuse de l'Esprit; on parle dans ce cas de «lumière
nouménale» pour la distinguer de la «lumière
phénoménale» que nous trouvons dans l'univers observable.
Si la lumière phénoménale suit les lois des contraintes
entropiques, la lumière nouménale, en suivant les lois de la
néguentropie non décroissante, est capable de mémoriser
les informations et d'organiser tous les éléments pour créer
de nouvelles informations: c'est l'une des quatre propriétés
des Éons « La Réflexion»,
propriété qui se déroule à l'intérieur
du micro-univers éonique. Les trois autres propriétés
psychiques constituent des échanges d'informations entre un Éon
donné et son univers extérieur:
• La Connaissance est l'échange
d'informations entre un micro-univers éonique et l'univers observable
qu'il côtoie.
• L'Amour est l'échange d'informations
entre deux micro-univers éoniques. C'est donc un échange direct
de conscience à conscience.
• L'Acte est la propriété
réflexe de la connaissance; c'est une information donnée par
le micro-univers éonique au monde extérieur et qui pourra par
exemple réaliser certaines synthèses chimiques.
1.9) Charon démontre que les Éons sont porteurs de l'Esprit
et qu'en ce sens, ils deviennent le connaissant de l'Être; il introduit
ainsi un nouveau concept en science, celui de la psychomatière:
comme la matière est constituée d'atomes (eux mêmes
formés d'un noyau et d'électrons), elle contient dans l'univers
invisible un «côté psychique» et c'est pour cette
raison que nous devrions voir en ce début du troisième millénaire
une évolution des concepts dans ce domaine, nous voulons parler du
passage de la matière à la «psychomatière»
et de l'avènement de la «psychophysique». Qu'on est loin
alors des conceptions objectives sur l'Univers! Ce qui est remarquable dans
cette nouvelle physique, c'est de voir sa convergence avec les grands courants
philosophiques comme celui du bouddhisme.
1.10) Une particule de matière ayant une mémoire A se transforme en une autre
particule ayant une mémoire A par le processus de la «reproduction». Un autre
processsus particulaire important en relativité complexe est celui de l'«union»:
deux particules A et B unissent les contenus de leurs mémoires respectives,
de telle sorte qu'après l'union la mémoire de A contient ses
propres souvenirs et ceux de la particule B; il en est de même de la
particule B. Par la suite, les deux particules A et B ont des comportements
similaires lorsqu'on les place dans une situation identique dans le monde
extérieur. Cela rappelle les parrticules corrélées en
mécanique quantique.
2. La représentation de l'Univers dans la relativité
complexe
Charon énonce plusieurs principes importants:
2.1) L'Univers est fonction du «facteur entropique». C'est l'entropie
(grandeur caractérisant le désordre) qui différencie la matière vivante de
la matière inerte. Selon le deuxième principe de la thermodynamique, l'entropie
de la matière inerte ne peut pas diminuer; cela traduit le fait qu'on
ne peut pas retourner le sens de l'écoulement du temps. Avec la matière
vivante, l'entropie ne peut pas augmenter: entropie négative (la néguentropie).
2.2) L'Univers «n'est pas»: il est ce que je pense de lui. Il
s'agit d'un principe qui fut énoncé par le philosophe-abbé Berkeley.
2.3) Le théâtre de l'Univers est le théâtre de l'Esprit. Selon Henry
Skolimowski, professeur de philosophie à l'université d'Ann Arbor dans le
Michigan, «l'univers que nous percevons, qu'on soit végétal, animal ou humain,
dépend de notre système sensoriel». Nous vivons donc
dans un Univers qui est celui de nos sens, donc le thâtre de notre esprit.
2.4) Entre les deux modes de pensée traditionnels (raison et intuition), Charon
propose la pensée paradoxale qu'il puise dans la philosophie de Toshihito
Izutsu :
«Une fleur est une fleur, mais cependant elle n'est pas
une fleur; une fleur est même le contraire d'une fleur; et d'ailleurs, une fleur,
tout en étant une fleur, et aussi le contraire d'une fleur, n'est à vrai dire
dire rien.»
Cette forme de pensée consiste à définir dès le
départ l'existence d'une chose, comme étant à la fois elle-même
et tout le reste de l'Univers, et en particulier son contraire. Selon Gödel,
la raison est contradictoire, dès qu'on pousse ses raisonnements un peu
loin.
2.5) S'inspirant des travaux de Teilhard de Chardin, Jean-Étienne Charon
décrit la totalité de l'Univers comme comprenant un dehors observable
et un dedans invisible. L'idée de base de la Relativité Complexe
est de représenter l'univers comme étant formé de deux
univers:
• Un univers Réel qui est observable
(O) , ayant une entropie non décroissante et une flèche
du temps positive (les effets suivent les causes).
• Un univers Imaginaire qui est invisible (I),
ayant une néguentropie non décroissante et une flèche du temps
inversée (les causes suivent les effets).
Si l'on représente cette structure par un diagramme de
Venn, l'intersection des deux ensembles figurant les univers observable
(O) et invisible (I) est vide et la réunion de ces deux ensembles
donnerait le Tout Universel (U).
C'est pour cette raison que l'on peut considérer la relativité
complexe comme un pas vers la «Super-unification» en physique.
À chaque point P du Réel est associé dans l'Imaginaire un micro-univers
fermé en pulsation.
Le Réel est un Univers fermé en pulsation.
2.6) L'Univers, constitué de psychomatière, est entièrement vivant. Il est
en quelque sorte une sorte d'être possédant sa propre mémoire, une mémoire
collective au sens de Jung, qui est l'ensemble des comportements et dépend
par conséquent de la mémoire personnelle de toutes les particules le constituant.
2.7) Au début l'Univers était lumière, à la fin il sera également mémoire
de tout ce qui s'est passé dans l'Univers de l'origine à la fin des temps.
Durant l'écoulement du temps dans le réel, la matière du dehors n'aura existé
qu'à cause de l'activité spirituelle du dedans, et l'espace einsteinien
n'aurait pas existé sans la dimension de l'Imaginaire. Le dedans de l'espace-temps
inversé, le micro-trou noir, est l'Esprit, le seul
véritable être pensant de l'Univers. Comme l'a déjà affirmé Teilhard
de Chardin au milieu du vingtième siècle, il est l'alpha et l'oméga de l'aventure
cosmologique.
2.8) La Relativité générale nous apprend que l'espace se courbe autour d'une
étoile et que sa courbure augmente au fur et à mesure que l'étoile diminue
de rayon. Quand la contraction de l'étoile devient assez forte, l'étoile
«crève» en disparaissant de l'autre côté de l'espace pour devenir
un «trou noir». La Relativité complexe montre que ce «trou
noir» est rempli d'un gaz de lumière à très haute température, un
gaz de photons.

2.9) L'Histoire de notre Univers est en fait l'aventure spirituelle des
Éons, particules porteuses de l'Esprit. Ce que l'homme nomme son Esprit
n'est en fait que l'Esprit des Éons qui constituent son corps; son âme est
son Conscient, c'est-à-dire la mémoire acquise par les Éons de son corps.
Notre Esprit est toujours au présent :
le passé et le futur n'existent pas dans l'absolu, ils ne sont que ce qu'on
imagine d'eux au moment présent. Il y a plusieurs siècles, on pensait que
le monde avait 6 000 ans comme l'affirmaient les Écritures; à la fin du
dix neuvième siècle, on parlait de quelques millions d'années; à la fin
du vingtième siècle, on parlait de quelques quinze milliards d'années. Qu'allons-nous
penser au début du quatrième millénaire?
2.10) Dans le cadre de la relativité complexe, Dieu
est «l'Esprit du monde, celui ou ceux qui participent au destin de
ce qui se trouve dans l'Univers». La raison se heurte à
la tautologie du Dieu créateur, qui ne peut pas avoir créé le Tout, puisque
le Tout comprend le créateur lui-même. Selon Charon, pour échapper à un
tel dilemme «on va devoir affirmer que Dieu n'a pu créer que le Néant…
et être lui-même Néant». Devant l'intuition, Dieu ne peut pas se contenter
d'être le Néant, c'est-à-dire le zéro de l'énergie, il est en fait le «séparateur»
entre «ce qui est» (énergie non nulle, positive ou négative)
et le Néant (zéro de l'énergie). Selon Charon «Dieu
est le Néant se distinguant de 'ce qui est', c'est-à-dire du Verbe; mais
ce Verbe se partage en énergies positive et négative en quantités égales,
de telle sorte que le Verbe total est équivalent au Néant».
Conclusion
L'intérêt de la relativité complexe de Charon est d'avoir élargi les frontières
de la relativité einsteinienne avec sa limite de la vitesse de la lumière
et son manque de concordance avec la mécanique quantique, pensons à ce propos
au célèbre paradoxe E.P.R. ( Einstein, Podolski et Rosen).
La relativité complexe reprend les trois dimensions de la relativité einsteinienne
en y adjoignant deux regards celui du Réel et celui de l'Imaginaire, et elle
permet de mettre à jour la si célèbre variable cachée qui avait tant intrigué
Einstein, Podolski et Rosen, cette variable qui établit en quelque sorte un
pont entre l'Esprit et la matière : la mémoire
de la matière que Teilhard de Chardin avait déjà mentionnée dans son
livre sur le «phénomène humain» au milieu du vingtième siècle. Toute matière,
qu'elle soit inerte ou vivante, possède une mémoire qui la relie au cosmos tout
entier, c'est le regard de l'Esprit; la matière vivante renferme en plus au
niveau particulaire une mémoire individuelle qui constitue son Mental. Non seulement
les particules de nos cellules, savent mais en plus elles savent qu'elles savent,
c'est la supériorité de la conscience, constituant pour Teilhard de Chardin
la limite entre l'inerte et le vivant.
Pour Charon, il existe seulement deux sortes de particules : les Éons
de la matière vivante et les Préons de la matière
inerte. Que de fois n'ai-je pas posé à mes élèves la question «Y-a-t-il
une différence entre l'atome de carbone de la mine de votre crayon et l'atome
des carbones des cellules de votre corps?» ! La science du 20e siècle
différencie les atomes de carbone du graphite et du diamant par leurs propriétés
physiques, et démontrent aussi qu'ils ont les mêmes propriétés chimiques (la
même nature chimique) à cause de la similitude de leurs configurations
électroniques, configuration que l'on retrouve encore quand les atomes de carbone
s'unissent à d'autres atomes pour former les molécules de nos cellules. C'est
la science du 21e siècle, qui, dans le sillage de la relativité complexe de
Charon, devrait expliquer les différences particulaires du carbone de la matière
inerte et celui de la matière vivante.
Dans le contexte de l'infiniment grand comme dans celui de l'infiniment petit,
la science du 21e siècle nous rapprochera de Dieu, puisqu'elle devrait contribuer
à changer fondamentalement nos formes de pensée. La science du 20e siècle était
celle de la pensée rationnelle gouvernée par le «principe
du tiers exclu» et ce depuis Aristote : si une chose est A, elle
ne peut pas être différente de A; en d'autres termes, une
chose est A ou différente de A, il n'y a pas de troisième possibilité.
La relativité complexe utilise le double regard, celui de la raison gouvernée
par le «principe du tiers exclu» et celui de l'intuition qui permet
d'approcher la totalité de l'Univers. L'intuition est le domaine de la pensée
paradoxale qui transcende le «principe du tiers exclu» synonyme
d'apparente «incomplétude», alors que la pensée
paradoxale affirme «l'existence du tiers exclu» comme le
montre si bien le théorème de Gödel : «Une chose
est à la fois cette chose et son contraire, et plus généralement elle est à
la fois ce qu'elle est et tout sauf ce qu'elle est.».
Charon laisse à l'humanité une théorie qui en plus de faire progresser la science avec une double vue, celle de l'âme et celle de l'Esprit, permettra aux hommes de se rapprocher de Dieu et de mieux le connaître, en échappant à la tautologie du Dieu Créateur, qui se créé lui-même.
Dieu, créateur de l'Univers, ne peut avoir pour nature que le Néant
avec son énergie nulle. L'acte créateur est la transformation de cette
énergie nulle en énergies positive et négative. Présentée sous cet angle,
la loi de l'acte créateur rejoint le principe de la conservation de
l'énergie avec cependant un bémol interrogateur. Selon le premier principe
de la thermodynamique, l'énergie ne se créé pas, tous les phénomènes
existant proviennent de la transformation d'énergie, tout en conservant
l'énergie totale. Le Néant, dont nous avons parlé, n'aurait-il ni commencement,
ni fin?

Il y a aussi cet autre aspect de la relativité complexe qui nous montre
que toutes les particules sont «paradoxales», car elles
ont à la fois «l'Un» (elles
sont définies comme un micro-univers séparé de tous les autres : le
micro-Univers Imaginaire) et «le Tout»
(car elles sont solidaires de tout notre Univers. Cette solidarité signifie
que chacune des particules possède l'Esprit, donc une «conscience»
de l'Univers. L'Univers, peuplé des Éons de la matière vivante et des
Préons de la matière inerte, est entièrement spirituel, c'est-à-dire
doté de l'Esprit. En plus de l'Esprit, les Éons
possèdent une mémoire individuelle qui les rend conscients de leur savoir. Plus le caractère
« éonique» de la matière s'accroît et plus sa conscience
augmente. C'est cette conscience qui finalement pourrait bien apprendre
à l'homme qu'il ne faut pas chercher Dieu en dehors de lui-même.
Références:
La relativité complexe de Jean-Étiene Charon.
Le monde éternel des éons de Jean-Étiene Charon.
Les lumières de l'invisible de Jean-Étiene Charon.
Sur la barque du temps de Jean-Étiene Charon.
René-Yves Hervé
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