Qui n'a pas repensé de temps en temps après les cours
du secondaire à cette petite particule si étrange, qui commande
tous les phénomènes chimiques et dont l'identité nous
échappe quelque peu? Ne dit-on pas sans vergogne d'un côté
que l'électron a une masse et d'un autre côté que son volume
est quasiment nul? Le but de ce texte est d'apporter une réponse
à ce qui peut nous paraître d'emblée comme un nouveau
paradoxe. Pour y parvenir, il faut réfléchir sur les caractéristiques
de la pensée, rappeler les principales conclusions de la Relativité
quant à la description du macrocosme de notre Univers ainsi que
celles de la Mécanique quantique pour décrire le microcosme
de ce même univers, s'interroger sur le phénomène des
trous noirs, pour arriver en ce début de troisième
millénaire au constat surprenant que la science est en train d'évoluer
dans une nouvelle direction, dépassant les grands concepts admis
par la majorité des scientifiques du vingtième siècle,
celle de la Relativité complexe de Charon, qui apportera la réponse
à la question que nous nous posons au sujet de l'électron.
1. LES CARACTÉRISTIQUES
DE LA PENSÉE
Le LAROUSSE définit la pensée de la façon
suivante: «La pensée désigne l'ensemble des faits psychiques,
soit uniquement la vie intellectuelle de l'homme par opposition à
l'intelligence inférieure de l'animal. Il faut distinguer la
conscience , qui désigne le côté des faits
psychiques accessibles à l'introspection, l'intelligence,
qui peut être non seulement humaine et conceptuelle, mais aussi animale
et sensorielle, et la raison , qui désigne l'aptitude à
penser selon certaines normes. Au sens large la pensée est l'ensemble
des faits psychiques. La face objective du fait psychique est relativement
facile à atteindre, par des méthodes qui utilisent en premier
lieu la biologie et la physiologie, et en second lieu la physique, la chimie
et les mathématiques. La face subjective du fait psychique ,
au contraire, n'est accessible qu'à l'introspection. Cette méthode
est souvent dénoncée comme insuffisante, déformante,
non scientifique, non communicable totalement, puisqu'elle est par définition,
subjective, intérieure et individuelle». Il peut paraître
insuffisant de s'en tenir à une description dualiste de l'ensemble
des faits psychiques, ceux qui recouvrent la face objective, c'est-à-dire
ceux de l'intelligence rationnelle utilisée en science,
et ceux qui relèvent de la face subjective. ou encore de l'intériorité
de l'individu si importante dans le monde artistique. En effet, la
plupart des faits psychiques relèvent surtout de la superposition
de ces deux faces; il conviendrait donc de mentionner une troisième
voie et ce serait sans nul doute la plus importante. Cependant, l'avantage
d'une telle définition est d'attirer l'attention du lecteur sur
deux grandes divisions de notre univers et nous y reviendrons d'ailleurs
quand nous aborderons la théorie de la relativité complexe.
Pour continuer notre cheminement, il nous sera plus utile de réfléchir
sur les attributs de la pensée.
La pensée possède quatre caractéristiques:
1. Il existe des interactions entre la pensée et
la matière: la pensée agit sur la matière
et réciproquement; de plus une pensée peut agir directement
sur une autre pensée.
2. La pensée a conscience d'elle-même: Je pense
et je sais que je pense. la dualité sujet-objet entraîne la
dualité Esprit-Matière.
3. La pensée forme un flot continu qui ressemble à
l'écoulement du temps. Vouloir arrêter ce flot continu,
c'est lui substituer une pensée unique, celle de sa maîtrise.
On n'arrête pas ce flot; on peut seulement le canaliser dans une
autre direction en utilisant la méditation par exemple.
4. La pensée est capable de «réflexion»,
au cours de laquelle l'Esprit analyse le champ complet des informations
et crée de nouvelles informations qui ne sont pas une conséquence
des anciennes. Il s'agit là d'une opération qu'aucune matière,
fut-ce même l'ordinateur le plus sophistiqué, n'est capable
d'exécuter, En thermodynamique, la loi de l'entropie permet de rendre
compte de ce fait. L'entropie est une grandeur qui caractérise le
désordre: plus l'entropie est grande et plus le désordre
est grand. Le deuxième principe de la thermodynamique nous apprend
que, lorsqu'on laisse des éléments matériels interagir
entre eux, le désordre ne peut qu'augmenter et la capacité
de libérer de l'énergie ne peut que diminuer. La pensée
possède le pouvoir d'intervenir sur la marche évolutive naturelle
en donnant l'ordre à la matière de ralentir sa progression
vers le désordre. D'une certaine façon, la pensée
est le savoir-faire déployé au niveau cellulaire par tout
être vivant. Comme son nom l'indique, la néguentropie est
l'opposé de l'entropie. On peut dire que la pensée évolue
à néguentropie non décroissante: l'ordre des informations
mémorisées dans l'Esprit ne peut jamais décroître. Si
la matière évolue vers la mort à cause de sa contrainte
entropique, l'esprit lui évolue toujours vers la vie à cause
de ses propriétés néguentropiques.
Les quatre propriétés de la pensée nous conduisent
à trouver un autre espace dans lequel se déroulent les phénomènes
psychiques; c'est l'espace de l'Esprit à néguentropie
croissante par opposition à l'espace de la matière qui
est à entropie croissante. Avant de parler de l'espace de l'esprit
qui nous rapprochera de l'électron, il est bien souhaitable de rappeler
les principales conclusions de la théorie de la relativité
qui donna au siècle dernier des réponses aux questions que
les physiciens se posaient sur la structure de notre univers, entendons
par là l'espace de la matière.
2. LA RELATIVITÉ ET SA
DESCRIPTION DE L'UNIVERS
La physique dite relativiste s'applique aux particules dont les vitesses
se rapprochent de celle de la lumière ( 300 000 km/s); pour de telles
particules, on observe la contraction des longueurs et la dilatation du
temps, par ailleurs la relativité impose une limite au niveau des
vitesses et nous fait découvrir que la matière n'est en fait
qu'une forme d'énergie. Dans sa relativité restreinte (1905),
Einstein démontre avec brio que toute description de l'univers n'est
possible qu'après avoir établi une relation entre l'espace
et le temps, concept à grande portée scientifique qui remplace
l'espace traditionnel à trois dimensions par l'espace-temps à
quatre dimensions.

2.1) LA CONTRACTION DES LONGUEURS
La relativité nous apprend que la distance se contracte avec
la vitesse: pour un observateur regardant un objet, celui-ci lui
paraîtra d'autant plus aplati dans le sens de son mouvement qu'il
se déplacera plus rapidement par rapport à lui. Supposons
que la longueur d'une fusée soit de cinq mètres au repos
et qu'elle passe devant un observateur à une vitesse de 260 000
km/s, celui-ci la verra sous une longueur de 2,5 m environ avec une largeur
et une hauteur inchangées.
2.2) LA DILATATION DU TEMPS
Une durée paraît d'autant plus longue que la vitesse de
l'objet sur laquelle elle est mesurée est plus grande. Un médecin
observant par télévision le pouls d'un cosmonaute dans une
fusée lancée à 260 000 km/s le verrait battre environ
toutes les deux secondes, soit environ deux fois moins vite que si ce cosmonaute
avait été au repos par rapport à lui.
2.3) LOI DE COMPOSITION DES VITESSES ET VITESSE LIMITE
On peut envisager la situation suivante: si un cycliste roule
dans un train à une vitesse de 20 km/h par rapport au train, alors
que le train est lancé à 200 km/h par rapport à un
observateur au repos, le cycliste aura une vitesse de 220 km/h par rapport
à cet observateur. Ce principe n'est absolument plus valable si
on remplace le cycliste par de la lumière: dans le cadre de la théorie
de la relativité, la vitesse de la lumière par rapport à
l'observateur restera à 300 000 km/s, vitesse qu'on ne peut
pas dépasser selon cette même théorie. Michelson
avait inventé une méthode astucieuse pour tenter dépasser
cette limite. Il envoyait un rayon lumineux (300 000 km/s) en sens inverse
du mouvement de la Terre par rapport au Soleil (29 km/s); il espérait
voir la lumière voyager à 300 029 km/s, mais en vain. La
loi de composition des vitesses est modifiée pour les particules
relativistes. Ainsi, si une fusée se déplace à 1500
000 km/s par rapport à la Terre et si celle-ci lance un missile
à 150 000 km/s par rapport à elle et dans le sens de son
mouvement, le missile n'aura pas une vitesse de 300 000 km/s par rapport
à la Terre, mais seulement une vitesse de 240 000 km/s.
Si deux points A et B sont distants de 5 km, un piéton allant à
5 km/h mettra une heure pour parcourir cette distance, alors qu'un piéton
allant à 10 km/h (ou un piéton allant à 5 km/h sur
un tapis-roulant qui se déplace également à
5 km/h) ne mettra qu'une demi-heure. Puisque l'espace et le temps sont
reliés, plus la vitesse d'un voyageur est grande quand il arrive
au point A, et plus il constatera que la distance AB sera petite. Si la
vitesse était égale à celle de la lumière,
la distance AB serait nulle. C'est ce principe qui nous permet d'entrevoir
les possibilités d'exploration de l'Univers dans le cadre de la
Relativité : la diminution des longueurs alliée aux grandes
vitesses. Pour un cosmonaute se dirigeant vers Andromède (2 000
000 A.L. de la Terre) à une vitesse proche de celle de la lumière,
il mettrait quelques années seulement pour parvenir à destination
et ce pour deux raisons: la vitesse relativiste accompagnée de la
diminution de la distance pour ce cosmonaute. La relativité interdit
que des particules puissent atteindre ou à fortiori dépasser
la vitesse de la lumière si on les accélère, mais
elle laisse entrouverte la voie conceptuelle de son dépassement
à condition que le procédé utilisé soit différent
de l'accélération.
2.4) L'ÉQUIVALENCE ENTRE MATIÈRE ET ÉNERGIE
Depuis Einstein, la matière est considérée comme
une forme d'énergie. La matière peut se transformer en énergie
et réciproquement. Le calcul de l'énergie qui apparaît
se fait en utilisant la célèbre relation d'EINSTEIN:
• m: perte de masse en kilogrammes
• c: vitesse de la lumière (3 x 108 m/s
Le grand triomphe (d'aucuns prétendront peut-être qu'il
s'agit plutôt là d'un désastre...) de la relativité,
c'est d'avoir prévu la transformation de la masse en énergie
environ 40 ans avant qu'elle ne soit réalisée pour la première
fois à Hiroshima.
Avec l'avènement de la mécanique quantique (voir le paragraphe
3), Dirac (1931) synthétisa l'antiélectron, de même
masse que l'électron mais de charge électrique opposée.
Cette particule est telle que lorsqu'elle rencontre un électron,
toute la matière est transformée en énergie.
Électron + Antiélectron -------> Énergie
rayonnante
Cette énergie se calcule en multipliant la constante de
Planck par la fréquence de la radiation:

• h: constante de Planck (6,62 x 10-34 J.s)
• n: fréquence de la radiation
Après cette fascinante découverte, d'autres suivirent
bien sûr: découverte de l'antiproton et de l'antineutron,
et finalement la synthèse de l'antimatière. Tous ces concepts
fondamentaux se comprendront plus facilement si l'on retourne à
la structure de l'Univers selon Einstein.
Pour Einstein, la description de l'Univers ne peut se pas réaliser
sans la constante référence à la relation entre
l'espace et le temps, et c'est pour cette raison qu'il remplace l'espace
traditionnel à trois dimensions par l'espace-temps à quatre
dimensions. Dans sa Relativité Générale, Einstein
eut le génie de comprendre que l'évolution à réaliser
était d'ordre géométrique: non seulement les phénomènes
sont relatifs à l'Espace-temps, mais ils sont de Espace-temps.
Une
particule de matière n'est autre que de l'espace-temps fortement
recourbé. Par la suite, Einstein formule une loi générale
qui gouverne la distribution géométrique de l'espace-temps
en décrivant les interactions gravitationnelles comme celles produites
autour de la matière par une courbure de l'espace-temps. Il est
à noter que le temps ne se prolonge pas à l'infini dans le
passé, puisqu'il s'arrête à la naissance de l'univers
il y a environ quinze milliards d'années. L'espace et le temps sont
associés pour donner tous les phénomènes que nous
observons; de plus cet espace-temps est fermé sur lui-même
et en expansion dans toutes les directions. Si la relativité donne
une description satisfaisante du macrocosme de l'univers, elle est beaucoup
plus silencieuse en ce qui concerne l'infiniment petit; c'est la mécanique
quantique qui donne une explication dans ce domaine.
3. LA MÉCANIQUE QUANTIQUE
Cette théorie fut formulée au courant du vingtième
siècle par de nombreux théoriciens et plus particulièrement
Planck, Heisenberg, De Broglie, Dirac, Bohr et Schrodinger. Elle
décrit le microcosme, c’est-à –dire le monde de l’infiniment
petit, avec ses atomes, ses protons, ses neutrons, ses électrons,
ses photons, ses quarks et ses neutrinos. La théorie quantique est
à l'origine des progrès technologiques comme
les transistors, les semi-conducteurs et le laser.
Au début du vingtième siècle, Thomson et
Rutherford ont introduit le modèle planétaire de l'atome
: un noyau (constitué de protons positifs et des neutron) et d'électrons
négatifs tournant autour de ce noyau.
Atome quantique-Atome planétaire-Onde corpuscule
Un tel modèle est en contradiction avec les lois de l'électromagnétisme,
qui nous apprennent qu'il existe une attraction électrique entre
les protons chargés d'électricité positive et les
électrons chargés d'électricité négative;
en conséquence, les électrons devraient finalement se coller
sur le noyau, ce qui n'est pas le cas. Pour résoudre ce problème,
la mécanique quantique décrit l’électron comme une
onde-corpuscule. L'histoire du chat de Schrödinger, enfermé
dans une boîte avec à côté de lui un plat empoisonné
et un plat comestible, peut illustrer ce contexte de la mécanique
quantique. Il y a 50 % de chance pour que le chat s’empoisonne.
Selon les principes de la mécanique quantique, tant qu'on ne regarde
pas dans la boîte, le chat est à la fois vivant et mort
; en d’autres termes les deux états se superposent... De la
même façon, l’électron a une double personnalité
: il est à la fois onde et corpuscule. Concrètement,
cela signifie que l'on ne peut pas décrire le déplacement
d'un électron selon une orbite définie autour du noyau. On
sait seulement que l’électron a une très forte probabilité
de se trouver dans certaines régions de l'espace autour du noyau:
la seule représentation que l'on peut en donner c'est la définition
de sa probabilité de présence, son orbitale.
Selon le principe d’incertitude d’Heisenberg, on ne peut pas
connaître simultanément la vitesse et la position de l'électron
autour du noyau. Ce principe implique que le comportement de la matière
dans l'infiniment petit n'est pas déterminé ou prévisible,
on ne peut établir seulement que des probabilités.
Illustrons la double personnalité de l'électron (onde-corpuscule)
par l'étude de la conductibilité électrique. On sait
que les isolants ne permettent pas le déplacement des électrons;
à l'opposé, les électrons sont libres de se déplacer
dans les conducteurs comme les métaux. Les semi-conducteurs ont
un comportement intermédiaire en permettant d'obtenir l'une ou l'autre
de ces propriétés sur demande. Si l'électron n'était
qu'une particule matérielle, il ne pourrait pas se déplacer
lorsqu'il rencontrerait le noyau d'un atome et sa conductibilité
disparaîtrait. Mais, l'électron est aussi une onde et les
ondes ne sont pas stoppées par des obstacles physiques. L'art de
la micro-électronique a considérablement exploité
cette dualité onde-corpuscule de l'électron en faisant prévaloir
selon les circonstances l'une ou l'autre de ces personnalités, permettant
ainsi de moduler le courant des électrons dans les transistors..
Terminons en donnant les grandes conclusions de la mécanique
quantique en ce qui concerne la structure de l'atome:
• Le noyau atomique contient des neutrons et des protons;
ces particules sont elles-mêmes constituées de quarks.
• Les électrons sont situés sur des niveaux d'énergie
discontinus à l'extérieur du noyau atomique: les niveaux
d'énergie les plus bas sont les plus rapprochés du noyau
atomique. Il faut considérer les électrons comme des ondes-corpuscules.
• L'état le plus stable d'un atome porte le nom d'état
fondamental et il correspond au remplissage des niveaux d'énergie
les plus bas.
• Les électrons du niveau le plus élevé sont
les électrons de valence utilisés pour créer les liens
chimiques entre deux atomes.
• Pour décrire un électron dans un atome, il faut
utiliser quatre nombres quantiques:
• Le nombre quantique principal (n) qui indique le niveau
d'énergie: 1 pour le premier niveau, 2 pour le deuxième
niveau, etc. . Le plus grand nombre possible d'électrons ayant «n»
comme nombre quantique principal est «2n2».
• Le nombre quantique secondaire (L) qui caractérise la
forme de l'orbitale. Ce nombre est associé aux sous-niveaux,
sur lesquels les électrons sont regroupés par paires pour
donner des orbitales. Il prend toutes les valeurs entières comprises
entre 0 et n-1: électron s pour L =0 , électron
p pour L =1, électron d pour L =2, , électron
f pour L =3.
• Le nombre quantique magnétique (m) caractérise
les orientations des orbitales d'un sous-niveau. Il prend toutes les
valeurs entières comprises entre - l et + l et définit ainsi
le nombre d'orbitales se trouvant sur chaque sous-niveau. Lorsque
le nombre quantique secondaire vaut 1, le nombre quantique magnétique
prend trois valeurs entières: -1, 0 et + 1, ce qui définit
par conséquent trois orbitales différentes sur le sous-niveau
«p».
• Le spin caractérise la rotation de l'électron
sur lui-même: les deux électrons d'une même orbitale
diffèrent par le spin.
Selon le principe d'exclusion de PAULI, les électrons d'un même
atome diffèrent toujours par au moins un nombre quantique.
Toutes ces considérations rendent compte d'un certain nombre
de situations où l'électron intervient, et nous retiendrons
plus particulièrement le caractère ondulatoire qu'il faut
associer à chaque particule matérielle; onde que les physiciens
nomment traditionnellement «onde-psi» et qui possède
un caractère subjectif. Ces remarques demeurent insuffisantes cependant
si l'on veut comprendre que l'électron a une masse tout en ayant
un volume quasiment nul. Pour lever un tel paradoxe, il nous faut retourner
dans le macrocosme et observer ce qui se passe lorsqu'une étoile
meurt.

4. LES TROUS NOIRS
C'est ce qui arrive à une étoile proche de sa mort, quand
elle finit par ne plus disposer de combustible, après avoir transformé
tout l'hydrogène en hélium et épuisé aussi
tout ce nouveau gaz. Lorsque l'étoile est grosse, elle est le siège
de nombreuses explosions; on obtient une Nova ou une Supernova. L'étoile
se refroidit alors et se contracte sous l'effet de la gravitation; des
quelques millions de kilomètres, qu'elle avait au départ,
à un ou deux kilomètres seulement.
Tout se passe comme si l'étoile mourante venait alors crever l'espace,
y sombrer puis y disparaître. L'étoile passe de l'autre côté
de l'espace observable: c'est un TROU NOIR. La courbure de l'espace devient
telle que l'espace se referme sur lui-même, enfermant l'étoile
dans une poche-espace et la rendant invisible à notre espace observable.
Le trou noir a un volume nul; il est de «l'autre côté»
de l'espace observable et ne garde avec lui qu'un point de contact. La
découverte des trous noirs a démontré que notre univers
renfermait à côté des espaces observables des régions
invisibles. Cela nous rappelle avec beaucoup de précision ce
que Teilhard de Chardin affirmait déjà au milieu du vingtième
siècle sur «le dedans et le dehors des chose».
5. LA RELATIVITÉ COMPLEXE
DE CHARON
Dans sa théorie de la relativité complexe, Jean-Étienne
Charon décrit aussi la totalité de l'Univers comme comprenant
un dehors observable et un dedans invisible. Alors que la relativité
d'Einstein représente l'univers comme un espace-temps à quatre
dimensions: trois dimensions d'espace et une dimension de temps, que l'on
peut choisir, soit purement réelles (espace), soit purement imaginaires
(temps), ou vice-versa; dans la relativité; complexe, ces quatre
dimensions sont «complexes» au sens mathématique du
terme, c'est-à-dire à la fois réelles et imaginaires.L'idée
de base de la Relativité Complexe est de représenter l'univers
comme étant formé de deux univers:
• Un univers observable (O) , ayant une entropie croissante
et une flèche du temps positive (les effets suivent les causes).
• Un univers invisible (I), ayant une néguentropie croissante
et une flèche du temps inversée (les causes suivent les
effets).
Si l'on représente cette structure par un diagramme de
Venn, l'intersection des deux ensembles figurant les univers observable
(O) et invisible (I) est vide et la réunion de ces deux ensembles
donnerait le Tout Universel (U).
C'est pour cette raison que l'on peut considérer la relativité
complexe comme un pas vers la «Super-unification» en physique. D'autres savants ont effectué des tentatives dans ce même
sens:• La Supergravité d'Abdus Salam• La théorie des Supercordes
de John Schwartz. Ces théories introduisent des dimensions additionnelles
d'espaces qui forment en quelque sorte un «antiespace».
Dans le cadre de la relativité complexe, l'électron constituerait
un univers-trou, le pendant à l'échelle atomique des univers-trous
gravitationnels. L'électron (et plus généralement
les leptons) serait entièrement logé dans l'univers invisible
et n'aurait qu'un point de contact avec l'univers observable. C'est
ce point précisément qui expliquerait que l'électron
aurait un volume nul tout en ayant une masse non nulle. L'électron
naît de la rencontre de deux photons de lumière et utilise
l'énergie de ces photons pour se créer. Ces photons constituent
le gaz-lumière dans l'électron et ils ne peuvent s'échapper,
car l'électron, sorte de trou noir à l'échelle atomique,
est un espace refermé sur lui-même d'où rien ne peut
s'échapper. L'électron fait l'acquisition de connaissance
par l'intermédiaire de la loi de la néguentropie non décroissante
à l'intérieur de cet univers invisible. Le savoir de l'électron
est cumulatif au cours du temps. Charon démontre scientifiquement
que l'électron est le porteur de l'Esprit et qu'en ce sens, il devient
le connaissant de l'Être; il introduit ainsi un nouveau concept en
science, celui de la psychomatière: comme la matière est
constituée d'atomes (eux mêmes formés d'un noyau et
d'électrons), elle contient dans l'univers invisible un «côté
psychique» et c'est pour cette raison que nous devrions voir en ce
début du troisième millénaire une évolution
des concepts dans ce domaine, nous voulons parler du passage de la matière
à la «psychomatière» et de l'avènement
de la «psychophysique». Qu'on est loin alors des conceptions
objectives sur l'Univers! Ce qui est remarquable dans cette nouvelle physique,
c'est de voir sa convergence avec les grands courants philosophiques comme
le bouddhisme.
Pour rappeler que l'électron est possède propriétés
psychiques, Charon le nomme «éon», le nom du
porteur
de l'esprit dans la Gnose il y a près de deux mille ans. Au
coeur des éons, c'est la lumière qui est porteuse de l'esprit;
on parle dans ce cas de «lumière nouménale»
pour la distinguer de la «lumière phénoménale»
que nous trouvons dans l'univers observable. Si la lumière phénoménale
suit les lois des contraintes entropiques, la lumière nouménale,
en suivant les lois de la néguentropie croissante, est capable
de mémoriser les informations et d'organiser tous les éléments
pour créer de nouvelles informations: c'est l'une des quatre propriétés
des éons « La Réflexion», propriété
qui se déroule à l'intérieur du micro-univers éonique.
Les trois autres propriétés psychiques constituent des échanges
d'information entre un éon donné et son univers extérieur:
• La Connaissance est l'échange d'informations entre
un micro-univers éonique et l'univers observable qu'il côtoie.
• L'Amour est l'échange d'informations entre deux micro-univers
éoniques. C'est donc un échange direct de conscience à
conscience.
• L'Acte est la propriété réflexe de la connaissance;
c'est une information donnée par le micro-univers éonique
au monde extérieur et qui pourra par exemple réaliser certaines
synthèses chimiques.
EN GUISE DE CONCLUSION
N'est-il pas intéressant de constater comme la recherche
de la réponse à la simple question que nous nous posions
au début de ce texte au sujet de l'électron, nous a en plus
fait découvrir le monde fascinant de la psychomatière? Les
quatre propriétés de cette psychomatière vont
nous permettre de conclure en caractérisant les trois modes de connaissances
• La connaissance objective, qui part uniquement
des événements extérieurs au sujet pour arriver
à l'être; elle est limitée par nos sens et nous donne
de l'Univers une connaissance partielle. La théorie quantique se
situe dans ce courant d'idées, car elle nous décrit la matière,
comme possédant une structure discontinue. C'est à ce mode
de connaissance aussi qu'est liée l'évolution des sciences
pures, comme la physique et la chimie.
• La connaissance intuitive; elle puise son essence dans
la mémoire universelle de l'être, pour qui le discontinu n'existe
pas: EINSTEIN, dans sa théorie de la relativité, décrit
l'univers réel comme étant continu.
• La connaissance spirituelle; c'est le lien entre
le Tout (univers invisible et univers observable) et l'Être: théorie
de la relativité complexe.

René-Yves Hervé
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