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POÈMES DE JEANNE-MARIE CAYRON
HYMNE À LA VIEREGARD VERS LE CIEL

La vie, tout petit mot, mais c'est un grand mystère,
Qui , chaque jour, pour toi, pose une autre hypothèse.
Qui se cache derrière toutes les créatures ?
Quel est l'être puissant, qui les crée, les anime ?
Qui sait l'instant précis, où tout naît, où tout meurt ?
Aucun homme sur Terre, ne peut se comparer
À cet Être Suprême, régnant sur l'univers,
Orchestrant, sans répit, la marche du cosmos,
Rayonnant à travers l'immensité des mondes,
et, mettant au sommet de sa création,
L'homme, infiniment petit, qui sait être grand,
Quand il sent vivre en lui l'amour du Créateur.


La vie règne partout, du monde minéral
Au règne végétal, et au monde animal.
Et, c'est pour toi, humain, que vit tant de beautés !
Merveille du brin d'herbe imprégné de rosée,
Du léger papillon qui fait vibrer ses ailes,
De la fleur parfumée sur laquelle il se pose.
Que dire de l'oiseau qui a conquis le ciel,
Laissant au cœur de l'homme, l'indicible regret,
De n'avoir pas la joie, comme lui, de voler.


La vie, elle est aussi dans le verger en fleurs,
Dans le blé qui mûrit, le pigeon voyageur,
La biche aux yeux si doux, le lapin apeuré,
Le chien, fidèle ami la chatte caressante.
tout te crie la grandeur sans fin du Créateur.


C'est le zéphyr léger, le violent ouragan,
La brume du matin, le ciel étoilé,
La crête d'une vague, un sommet inviolé.
Tout est vie près de toi, tout bouge, tout se meut ;
Le volcan endormi, qui soudain se réveille,
Pour dire sa colère en gerbes d'étincelles;
L'arc-en-ciel, qui survient après la grosse averse,
Illuminant le ciel, d'un faisceau harmonieux,
Fait de mille couleurs, mille points lumineux;
La pierre qui soudain,, roule sur le chemin;
Le torrent bondissant, de vallée en ravin;
Le roseau qui s'agite, le saule qui s'incline;
La truite qui bondit et se cache en sourdine,
Quand surgit le pêcheur, à l'orée d'un grand bois.

Tout est vie près de toi, mais songes-tu parfois
À dire ton amour, à crier un merci,
À Dieu, Être Suprême, qui, pour toi, crée la vie,
Déployant sous tes yeux, souvent inattentifs,
Des prodiges constants. Mais, bien souvent passif,
Tu ne remarques plus les êtres qui t'entourent,
Ignorant la grandeur de l'Univers visible,
Qui cache le sublime du monde invisible.


C'est un désir de vivre, d'aimer et d'admirer,
Au long de ce passage vers la félicité,
Le spectacle grandiose, que chaque jour, le Maître,
Anime pour la joie de celui qui va naître.
Sache dire merci à Celui qui sans cesse,
Crie ce que ne pourrait (fut-il même un génie)
Faire la main de l'homme, tout au long d'une vie.


Au sommet de ses œuvres, Dieu t'a fait une place,
Pour régner sur la Terre et toutes ses merveilles,
Mais non pour l'asservir, et sache rester sage
Au cœur de la Nature, avant-garde du ciel.
La vie est don de Dieu, nul ne doit la ravir;
Ton seul droit ici-bas, c'est de la faire grandir,
Aider sa progression pour la voir s'épanouir,
Crier , sans se lasser, merci, cent fois merci,
Dans l'attente du jour, où toujours près de Lui,
Tu verras dans la joie, la lumière éblouie
Du Christ, Du Créateur, des frères disparus,
L'immensité sans fin du peuple des élus.

Regard sur les étoiles

N'as-tu jamais contemplé les étoiles ?
L'immensité du soir, comme une grande toile
Brossée par un génie, grandeur de l'infini !
Songes-tu que ce Maître, ce Peintre Éblouissant
Qui te veut très heureux, évolué et grandi,
A désiré pour toi, ce soleil resplendissant,
Et semé pour ta joie, au long des voies lactées,
Beaucoup d'amour, de paix, de bonheur partagé.


L'infiniment petit, devant tant de grandeur
S'agenouille, et se fond au cœur du créateur.


Rien ne peut t'arriver, si tu gardes confiance
En l'amour infini, magnanime, éperdu,
Du créateur divin, maître de l'absolu,
Et père aimant de l'homme et de son ignorance.

© Jeanne-Marie Cayron

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