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Quelques brins d'herbe sur une tombeRecueil de nouvelles
Fiche bibliographique : Gauthier-Boucher, Luc, Quelques brins d'herbe sur une tombe, Ottawa, Le Nordir, 1997, 150 p. ISBN 2-921365-67-7 |
De quoi s'agit-il ?
Quelques brins d'herbe sur une tombe est un recueil de nouvelles contenant 16 textes généralement très courts : une dizaine de pages chacun en moyenne. L'oeuvre est destinée au grand public aussi bien qu'aux lecteurs les plus exigeants. Ce qui ne sera qu'une lecture divertissante pour les uns, sera pour les autres une véritable source de réflexion... du moins je l'espère. Bref, je considère que chacun pourra y trouver son compte.
Une longue gestation...
La majorité des 16 nouvelles ont été rédigées en juillet 1997. C'est du moins à ce moment qu'elles ont pris leur forme définitive. Mais en fait, tout le recueil était en chantier depuis presque dix ans.
Le moment de vérité : l'envoi à la maison d'édition
Le vendredi 8 août 1997, j'ai fait parvenir mon manuscrit, en trois exemplaires reliés, à Robert Yergeau, le directeur de la maison d'édition Le Nordir. Je savais qu'il fallait au moins trois mois avant qu'un auteur obtienne une réponse d'un éditeur, et souvent beaucoup plus. Cette fois-ci pourtant les choses sont allées vite : trois semaines plus tard, j'ai reçu un coup de téléphone qui m'annonçait que le recueil était accepté.
La réaction des lecteurs
Le recueil de nouvelles est paru il y a plus d'un an maintenant. Quelques critiques ont été publiées dans des journaux et des magazines littéraires. Certaines ont été plutôt sévères, d'autres ont été plus nuancées, et une a été carrément dithyrambique. Je n'avais aucune attente particulière, j'ai donc reçu tous ces commentaires avec curiosité seulement. Mon travail d'écrivain ne fait que commencer, je suis encore à me faire la main, je suis donc très conscient de mes limites et peu offusqué qu'on les souligne. Que d'autres se soient donné la peine de lire mes nouvelles et de rédiger un texte critique à leur sujet est en soi un honneur qui me suffit pour l'instant. Plus tard sans doute, dans quelques années, je me sentirai en droit de m'attendre à un peu plus. Mais il me reste encore à faire mes preuves...
Une nouvelle qui laisse libre cours à l'interprétation
La nouvelle «Une impasse parmi tant d'autres» semble laisser plusieurs lecteurs perplexes. Un chauffeur de taxi se retrouve à suivre une inconnue voilée au milieu d'un cimetière pour se rendre compte qu'il vient de découvrir le refuge de deux amoureux. Une fois sa surprise passée, il revient à sa voiture et constate que sa ceinture de sécurité est restée attachée. Sur ce, la nouvelle se termine. Que faut-il comprendre de cette ceinture restée attachée? L'homme, fatigué, l'aurait-il bouclée après être sorti du véhicule? Est-il simplement en train de rêver? Ou serait-il mort, devenu esprit, et donc capable de passer à travers les objets? Laquelle de ces options est la bonne? Toutes à la fois et aucune en particulier. Le texte a été volontairement construit pour contenir différentes interprétations, sans que l'on puisse trancher. Mais beaucoup de lecteurs ne comprennent pas cela et pensent que l'auteur, à tout le moins l'auteur, sait quel est le véritable sens de l'histoire. Il faut pourtant accepter qu'un texte ne soit pas unidimensionnel et que sa nature soit double ou triple, car en vérité c'est là sa richesse, n'en déplaise à ceux qui voudraient une réponse claire et unique à chacune de leurs interrogations. Bref, je ne sais pas moi-même ce qui arrive à ce chauffeur de taxi, ni ce qui lui arrivera dans les minutes qui vont suivre son retour à la voiture. Le malaise que cause cet état d'incertitude caractérise bien la littérature fantastique.
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