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L'accord des participes passés
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Participe passé suivi d'un infinitif |
« Voilà un cas où, sans pouvoir dire que la règle est vraiment devenue désuète, on doit souhaiter que, tenant compte de l'usage réel, une autorité incontestée la déclare caduque ou que les écrivains eux-mêmes, achevant résolument de s'affranchir, imposent par leur exemple l'invariabilité généralisée, conforme d'ailleurs à la logique. » -- Joseph Hanse (1902-1992) Règle no 1 : Si le participe passé suivi d'un infinitif est conjugué avec être, et qu'il ne s'agit pas d'une structure pronominale, le participe s'accorde avec le sujet. Exemples : Les pierres qu'ils sont allés chercher. Règle no 2 : Si le participe passé suivi d'un infinitif est conjugué avec avoir, il s'accorde avec le complément d'objet direct placé avant, seulement si celui-ci fait l'action exprimée par l'infinitif ; s'il la subit, il reste invariable. On distingue ainsi : Les arbres que j'ai vu planter d'avec Les arbres que j'ai vus fleurir. Dans le premier cas, on se demande: j'ai vu quoi? Des arbres, complément d'objet direct placé avant. Mais était-ce les arbres qui faisaient l'action de planter ? Non, il subissait cette action, alors le participe reste invariable. L'analyse révèle en fait que le mot arbres n'est pas le complément d'objet direct du verbe voir mais bien celui du verbe planter. En effet, ai-je vu « planter des arbres » ou « des arbres planter quelque chose » ? J'ai vu planter des arbres. Dans le second cas, ce sont effectivement les arbres qui font l'action de fleurir (j'ai vu quoi ? J'ai vu les arbres fleurir), le participe s'accorde. Exemples : Les grimaces qu'on m'a appris à faire dans ma jeunesse. Cas particuliers :
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